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But au Pigne d'Arolla
Fin mars 1999. Quelques mois après un autre but mémorable dans le Beaufortain. On prend les mêmes ou presque et on recommence. Cette fois nous avons jeté notre dévolu sur un raid de 3 jours au dessus d'Arolla en Suisse. Au programme le Mont Blanc de Cheilon et la traversée du Pigne d'Arolla. Comme d'hab, les règles du jeu sont claires (et quasi tacites). Pas de remontées mécaniques (règle n°1), pas de refuge (règle n°2). Montée intégrale en peaux, bivouac sur le glacier.
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But dans le Beaufortain
Il me vient bien à l'esprit un but (rétrospectivement) sympa mais c'est pas un tout jeune. Tant pis pour le Nimp'But d'Or 2004, j'ai ptet une chance au classement toutes saisons.
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Col de la Temple
Cette année-là (je ne vous dirai pas laquelle, ça ne présenterait aucun intérêt et ça me ficherait le bourdon. Qu'on sache seulement que c'était l'année ou les Trima jetaient leurs derniers feux. Comprenne qui pourra), le Voyage d'Hiver était : tour de l'Oisans. On était fin mars. En ces temps-là, Pâques se situait vers le tout début du printemps, pour d'obscures raisons de lune et de calendrier que je n'ai jamais très bien élucidées et que j'oubliais dès qu'on me les avait expliquées. Il faut dire que ça m'intéressait modérément. Vers le tout début du printemps donc, ce qui fait que la route était coupée au tunnel de Pelvoux, à 1200 m. L'itinéraire passait par le col de la Temple, puis redescendait sur Temple-Ecrins et la Bérarde. Dans notre enthousiasme juvénile, nous avions prévu la première étape au refuge Temple-Ecrins.
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Suite de mes aventures dans les...
... euh... dans la montagne.
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Jour d'été
Cette année-là, je travaillais à l'UCPA de Monnetier. Comme nous étions fatigués de trimballer des bandes de stagiaires nuls dans des courses de grand-mères, nous l'avions donc choisi comme délassement dominical, parce que c'était (aux dernières nouvelles, c'est toujours) la plus haute paroi du massif, non mais sans blague ! En fait, nous avions hésité entre le pilier des Ecrins et l'arête Nord du Pelvoux, plus courte, moins difficile, certes, mais nord. Et après délibération, il s'est dégagé un fort consensus pour ne pas aller se geler les meules dans un truc au nord. Nous avons fait la course dans la journée. De toute façon, le choix était facile, nous n'avions qu'une journée libre : le dimanche. Et le lundi matin, on avait intérêt à être là à l'arrivée des stagiaires, sinon gare !
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Pyrénées encore
J'ai de bons souvenirs des Pyrénées et de l'UCPA.
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Pyrénées - Mur de la Cascade
Après réflexion et petite leçon de morale (Dieu sait pourquoi), il nous a confié un groupe que nous avons mené, une semaine durant, en randonnée alpine dans le massif du Néouvielle. Le dernier jour, nous nous sommes perdus. Il y avait du brouillard et, au lieu de passer la Hourquette de Mounicot (c'est des noms de par là-bas), nous avons pris le pas de la Crabe, ce qui nous a conduit du mauvais coté du col du Tourmalet, à la Mongie je crois, alors que le car nous attendait sur l'autre versant. Encore aujourd'hui, je me demande comment on a fait pour se tromper : si on regarde la carte, on voit que, par rapport à ousqu'on était, les lacs Dets Coubous (ou, soit dit en passant, l'UCPA avait installé un camp provisoire sous toile et y avait affecté un cuistot spécialiste des crêpes à la bière. L'étape dans ce camp était fort prisée et le lendemain, les départs étaient laborieux), les deux passages sont diamétralement opposés. On n'a pas du tenir compte d'une histoire de 180 degrés dans un calcul d'azimut. Il fallut repasser le col en stop pour récupérer le car. Puis nous avons eu une explication tumultueuse avec le chef de centre. Que celui qui ne s'est jamais perdu nous jette la première pierre. Ne lapidez pas le prophète!
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Portrait
Il est là, au bout de la table. Il mange sa soupe. Ni petit ni grand, ni gros ni maigre, détaché, olympien. Il est, tout simplement. C'en est un, j'en suis sur. Il en existe quelques uns qui traînent par-ci par-là dans la nature.
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Nostalgie
Y disent 4 heures, comptez-en 8. Y disent 10 clous, comptez-en le double. Y disent: "Allez-y tranquillement" , prenez la première benne (si vous pouvez) sinon c'est le bivouac assuré. Pour la descente, descendez n'importe ou. Ces lieux sont tellement fréquentés que, de toutes façon, vous ne serez jamais le premier à vous tromper, ce qui explique que c'est équipé un peu partout. A titre indicatif, il parait que nous sommes descendus par le couloir Boeuf. Ca ne s'invente pas.
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Tire-Bouchon
La veille au soir, j'avais examiné le couloir à la jumelle, depuis le haut de la moraine du Glacier Noir. Il paraissait bien blanc, bien enneigé, pas de glace visible. Aussi, avais-je annoncé un peu imprudemment : "C'est tout en neige, on sera de retour pour l'apéro". Le projet étant de bâcler l'affaire à la hussarde, bille en tête et naseaux fumants.
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